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Elle demande un reclassement, fait un bilan de compétences alors qu’elle est âgée de 51 ans. Sa passion pour les animaux l’emporte. « J’ai suivi une formation pour toilettage félin et canin. » Catherine Martin part quasiment de rien. Un tout petit passage dans un salon de toilettage, en 1981, ne lui avait laissé que peu de souvenirs. Elle suivra donc un artisan durant un an, en parallèle de ses cours théoriques durant lesquels elle découvre l’ossature des animaux, les problèmes de peau, etc. Une partie de sa formation pratique se déroulera à Gondecourt, une autre partie à Lille, « où les animaux de compagnie que mon formateur avait à toiletter n’étaient pas les mêmes ». Une clientèle différente, qui a « davantage l’habitude de demander le toilettage des chats, ou qui possède des chiens de races rares », raconte-t-elle. Alors Catherine pousse l’apprentissage, histoire d’être capable de s’occuper de n’importe quel animal de compagnie, même les moins connus. Afin de répondre à toutes les demandes, de s’adapter aux modes, aussi... « On tond de plus en plus de chiens à poils ras, ce qui ne se faisait pas avant, explique-t-elle. Et puis, les types de coupes évoluent. Par exemple, la mode en ce moment pour les yorkshires, c’est le dos tondu en laissant une robe de poils... » Après un an, Catherine se trouve fin prête pour lancer « Un poil de tendresse », toilettage à domicile.

A domicile, moins stressant pour l’animal

Ce jour-là, la toiletteuse s’occupe de Beethoven. Un épagneul tibétain à qui elle réserve une coupe « au poil », aux ciseaux. Sa propriétaire fait appel à Catherine Martin « tous les trois mois » en moyenne. Elle préfère la formule « à domicile », plus pratique, moins stressant pour l’animal, aussi. « Au salon, les chiens sont attachés pour le toilettage, explique-t-elle. Alors que là, ils sont dans leur environnement. » Catherine amène sa table de toilettage, ses ciseaux, sa tondeuse, les produits pour les oreilles, pour les yeux... Et le sèche-cheveux, seul instrument qui lui a causé quelques déboires, notamment avec des chats un tantinet peureux, au début.

Sa clientèle, la Roncquoise se l’est constituée dans un périmètre d’une vingtaine de kilomètres autour de sa ville. Essentiellement à Tourcoing, mais aussi la Vallée de la Lys, Bondues, Mouvaux, Wasquehal... « J’ai fait une étude de marché avant de me lancer et de démarcher en distribuant des tracts dans les boîtes aux lettres, explique-t-elle. De toute façon, les banques ne m’auraient pas suivi pour la location d’un local. » Un petit investissement pour le matériel, et l’activité a été lancée en juillet dernier.

Tourcoing et alentours: de la VPC au toilettage, histoire d’une reconversion réussie
Bérangère Barret

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